Patrimoine militaire

Mémorial de Bruneval

Saint-Jouin-Bruneval

Imaginé par l'association Bruneval 42 et la commune de Saint-Jouin-Bruneval, le mémorial de Bruneval a été conçu par l'architecte Bruno Saas. Il se situe à l'emplacement même de l'un des épisodes de l'opération Biting des 27 et 28 février 1942.

Brouiller les radars

Au début de la guerre, les Allemands disposent de plusieurs systèmes de radio-détection. Les Britanniques découvrent l’existence de stations de radars côtières, installées de la Norvège à la frontière espagnole. Au printemps 1941, des avions équipés de récepteurs sillonnent les côtes de la Manche et les services de renseignement britanniques analysent les signaux émis par des radars de type Freya. Un cliché à basse altitude permet d’identifier, à Bruneval, le radar Würzburg, modèle ultra secret de l’armée allemande. Un raid s’organise alors pour s’emparer de certaines de ses pièces majeures.

Tombés du ciel

Une attaque frontale en mer risquant d’être coûteuse en hommes, les Britanniques, aidés par les Résistants locaux du réseau Confrérie Notre-Dame-de-Castille, décident d’un raid aéroporté nocturne : une première ! Commandant l’opération, le major Frost saute avec près de 120 autres parachutistes, presque tous issus de régiments écossais. L’adjudant Cox, radio amateur qualifié dans le civil, est chargé du démontage des composants sensibles du Würzburg

Information
Le saviez-vous ?

Le raid aéroporté apparaît dans les années 1930 comme moyen d’infiltration dans les lignes ennemies.

Le Mémorial de Bruneval en images

Mémorial de Bruneval, Saint-Jouin-Bruneval
© Philippe Bréard
Mémorial de Bruneval, Saint-Jouin-Bruneval
© Philippe Bréard
Mémorial de Bruneval, Saint-Jouin-Bruneval
© Philippe Bréard
Mémorial de Bruneval, Saint-Jouin-Bruneval
© Philippe Bréard

Opération Biting

Le raid du 27 février 1942, qui a mobilisé en tout près de 2 000 hommes, est un succès. Le matériel rapporté au Royaume-Uni permet de décrypter les connaissances allemandes en matière de radar. Les savants britanniques brouillent dès lors les écrans ennemis avant chaque action : les effets se font sentir jusqu’au dénouement du conflit. En vue de célébrer cet épisode décisif, le général de Gaulle inaugure un premier monument le 30 mars 1947. En juin 2012, à l’occasion du 70e anniversaire du raid de Bruneval, un mémorial est inauguré par Kenneth Holden, l’un des derniers vétérans y ayant pris part. L’histoire de l’opération y est minutieusement décrite.

« Nous sommes ici, d'abord, pour commémorer le fait d'armes qui, le 27 février 1942, porta pour la première fois sur le sol envahi de la France l'action d'une force alliée, combinée avec celle d'éléments de nos réseaux. »

Extrait du discours du général de Gaulle prononcé à Saint-Jouin-Bruneval, 30 mars 1947